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PRÉSENTATION
Le Bureau de Vigilance Contre l’Antisémitisme a été créé en avril 2002 par les CCJ de la région parisienne. Dirigé par Sammy Ghozlan, président du CCJ 93 et commissaire de police honoraire, ce Bureau continue sous une forme beaucoup plus structurée le combat qui avait été commencé par les CCJ dès le début de la seconde Intifada pour faire face à toutes les formes d’agression et d’hostilité antijuives et anti-israéliennes dont les départements de la région parisienne ont été les premières à souffrir. Son action s’inscrit dans la continuité de la Cellule de Crise constituée par Roger Pinto et Sammy Ghozlan au plus fort des événements d’octobre 2000.

Nous estimons à plus de 500 le nombre d’interventions des CCJ en région parisienne depuis octobre 2000. Du 1er avril au 31 décembre 2002, ce sont 232 déclarations (82% écrites et 18% verbales), référencées, archivées et informatisées (voir liste jointe), qui ont été enregistrées par le BVCA, auxquelles il faut ajouter une soixantaine d’actions de prévention, de protestation et même de lobbying effectuées spontanément à l’initiative des CCJ auprès des pouvoirs publics, des élus, des médias et d’institutions diverses.

En ce qui concerne les déclarations de victimes ou de témoins d’incidents, leur traitement va du simple enregistrement administratif (quand à il n’y a rien d’autre à faire) jusqu’à la prise en charge totale des incidents (quand la situation est grave et la victime impuissante), en passant par une gestion médiane qui suppose conseils, orientation, soutien psychologique, médiatisation, etc.
Contrairement à d’autres types de recensement, le travail du BVCA s’appuie sur des déclarations formelles vérifiées, tant auprès des victimes et des témoins qu’auprès des services de police. Il s’accompagne d’une procédure d’accompagnement de certaines victimes.
Soulignons également que la lutte contre l’antisémitisme menée par les CCJ est accompagnée en amont, à titre préventif, de deux types d’action en vue d’attaquer le problème à la source :

•  Israël : communication et «public relation» tous azimuts auprès des élus, des instances et des médias locaux et départementaux pour défendre l'image d'Israël – qui est la cible directe de nos adversaires.

•  Dialogue intercommunautaire : rapprochement avec les leaders musulmans de bonne volonté, mais aussi les chrétiens, pour tenter d'endiguer la haine antijuive. Exemple : collaboration entre le CCJ 93 et l'Union des Associations Musulmanes de Seine-St-Denis (UAM 93).

A la question de savoir, pourquoi les CCJ ont-ils éprouvé le besoin de mettre en place une telle structure alors que cette mission incombait naturellement aux institutions centrales de la communauté, il y a trois réponses :

1. L'ampleur de la vague d'antisémitisme qui a déferlé sur la France a surpris tout le monde au point de laisser l'ensemble des instances communautaires complètement médusées et sans réaction (structurée) pendant plus d'un an. Jusque là, les spécialistes institutionnels de la sécurité n'avaient eu à s'occuper que de la protection des bâtiments et des manifestations communautaires. Ils n'étaient pas préparés à affronter les violences de rue, les injures et incitations à la haine. Par ailleurs, l'« antisémitisme des banlieues » était minimisé par les pouvoirs publics et les médias, voire nié par certaines grandes figures de notre propre communauté, et sa prise en charge par les institutions et les CCJ se faisait au coup par coup.

2. Bien que les institutions centrales ( CRIF, FSJU, CONSISTOIRE ) aient su dans l'intervalle prendre les mesures adéquates sur un plan centralisé et alerter comme il se doit les plus hautes autorités de l'Etat, l'opinion publique française ignorait la gravité de la situation, tandis qu'au plan local les élus et services de police étaient confrontés à la dure réalité du phénomène. Il devenait donc indispensable de surveiller et de sécuriser l'espace communautaire par un maillage vaste et rigoureux, ce qui suppose une décentralisation de tout dispositif de lutte contre l'antisémitisme. En banlieue parisienne, cette décentralisation incombe naturellement aux CCJ qui présentent aussi l'avantage d'être reconnus par les pouvoirs publics départementaux.

3. Il ne faut pas oublier également que les CCJ ont la possibilité de prendre un certain nombre d'initiatives (par exemple le «lobbying» en faveur d'Israël) sur le terrain desquelles les institutions centrales ne peuvent se risquer sans dommage.

Tout cela a été parfaitement compris par le grand public et par les communautés qui ont plébiscité le travail du Bureau de Vigilance, notamment en faisant affluer vers lui de nombreuses demandes d'intervention. C'est pourquoi, ce Bureau ne doit plus être remis en cause, ni même critiqué (comme il l'a été parfois de manière singulière), mais il doit être reconnu et même soutenu (moralement et matériellement) par les institutions centrales. Il est intéressant d'observer que les médias nationaux (Le Parisien, le Figaro, le Nouvel Observateur, M6, France 5…) et internationaux (BBC World, NBC, Aroutz 2, Yedioth Aharonoth, Vanity Fair…) ainsi que les médias communautaires (Actu J, Tribune Juive, l'Observatoire du Monde juif…) se réfèrent eux-mêmes aux sources d'information de ce Bureau de Vigilance pour tout ce qui concerne les actes hostiles à la communauté juive.

Dans un contexte national et même international aussi dramatique, personne ne comprendrait que le travail des institutions centrales en matière de protection et de prévention ne soit pas soutenu par tous les acteurs communautaires. Personne ne comprendrait non plus que l'action des CCJ ne soit pas perçue et organisée comme un prolongement et un moyen de renforcement du travail institutionnel.

Dans l'esprit des responsables des CCJ, et étant donné les enjeux vitaux qui sont en cause, seules l'efficacité et la cohésion de toutes les forces communautaires doivent prévaloir sur toute autre considération.


L’association Verbe et Lumiere constitue le soutien esssentiel et exclusif du BNVCA depuis sa creation. La subvention accordee par Verbe et Lumière permet au BNVCA de mener ses actions et maintenir sa vigilance de l’Antisémitisme.


© Bureau National de Vigilance Contre L'Antisémitisme 2007